L'Étranger d'Albert Camus : Résumé Détaillé et Thématiques Majeures

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Points clés sur la psychologie et la condamnation de Meursault

  • À l'enterrement de sa mère, il a senti la chaleur qui est venue du soleil, et quand il a tué l'Arabe, il avait trop chaud : il ne voyait rien à cause de la lumière et de la chaleur.
  • Meursault est prisonnier de ses sens, c'est pourquoi il ne pouvait pas exprimer ses sentiments.
  • Il trouve son plaisir dans l'eau : avec Marie à la plage un jour après la mort de sa mère, et à la plage également avec Raymond quand il a tué l'Arabe, car il voulait simplement aller à la source.
  • On peut affirmer que Meursault est condamné pour ce qu'il est et non pour ce qu'il a fait, car il était perçu comme dépourvu d'émotions ; la justice estimait inacceptable sur terre un homme qui va, dès le lendemain de la mort de sa mère, draguer une femme et regarder un film comique.
  • Il aurait dû exprimer des remords face au juge d'instruction et tenter de se défendre lors de son procès.

Résumé complet de l'œuvre

Première partie : Du deuil au drame sous le soleil

Le narrateur, Meursault, employé de bureau à Alger, apprend que sa mère est morte dans un asile à Marengo. Il va l'enterrer sans larmes et sous un soleil de plomb qui ne fait qu'augmenter son envie d'en finir au plus vite avec la cérémonie. De retour à Alger, il va se baigner et retrouve une ancienne collègue, Marie. Ils vont voir un film comique au cinéma, et elle devient sa maîtresse dès le soir même.

Un soir, Meursault croise son voisin Salamano et son vieux chien maltraité, puis est invité par Raymond Sintès, un autre voisin de palier. Ce dernier, ancien boxeur et souteneur, lui raconte sa violente dispute avec le frère de sa maîtresse et lui demande de rédiger une lettre destinée à servir sa vengeance. Quelques jours plus tard, Raymond frappe sa maîtresse et la police intervient ; Meursault accepte de témoigner en sa faveur au commissariat.

Invité par Raymond à passer un dimanche au bord de la mer dans le cabanon d'un ami, Masson, Meursault s'y rend accompagné de Marie. Après le repas, les hommes se promènent sur le rivage et croisent deux Arabes, dont le frère de la maîtresse de Raymond. Une rixe éclate et Raymond est blessé au couteau. De retour au cabanon pour le soigner, Meursault le tempère et lui confisque son revolver afin d'éviter un massacre.

Reparti seul marcher sur la plage, Meursault retrouve par hasard l'adversaire de Raymond, qui sort de nouveau son couteau. Ébloui et assommé par le poids du soleil, Meursault se crispe sur l'arme : le coup part tout seul, suivi de quatre autres coups tirés sur le corps inerte.

Deuxième partie : L'instruction, le procès et la révolte finale

Meursault est incarcéré et l'instruction judiciaire s'étend sur onze mois. L'accusé ne manifeste aucun regret lorsqu'il est interrogé par le magistrat instructeur, ni la moindre peine lorsque son avocat l'interroge sur l'affection qui le liait à sa mère. Progressivement, le souvenir, le sommeil et la relecture obsédante d'un fait divers sur un morceau de vieux journal lui permettent de s'habituer à l'enfermement, tandis que les visites de Marie s'espacent.

Le procès s'ouvre avec les chaleurs de l'été. L'interrogatoire minutieux des témoins par l'avocat général met en relief le fait que Meursault n'a pas pleuré lors de l'enterrement, qu'il a noué une liaison dès le lendemain et qu'il s'est compromis aux côtés de Raymond. Les témoignages favorables de Masson et de Salamano sont ignorés. Le procureur dénonce un crime crapuleux perpétré par un individu insensible doté d'une âme de monstre, et réclame la peine capitale. Bien que la défense plaide la légitime provocation, Meursault se détache des débats. La cour annonce sa condamnation à mort par décapitation.

Dans sa cellule d'attente, Meursault ressasse son exécution imminente, son pourvoi en cassation et Marie, qui ne lui écrit plus. L'aumônier de la prison finit par s'imposer malgré ses refus réitérés. Exaspéré par les discours religieux et la quête de repentance du prêtre, Meursault explose de colère, l'empoigne et l'insulte violemment. Après le départ de l'ecclésiastique, Meursault retrouve la sérénité : il s'ouvre pour la première fois à la tendre indifférence du monde, se déclare heureux et souhaite, pour que tout soit consommé et se sentir moins seul, être accueilli le jour de son exécution par les cris de haine d'une foule nombreuse.

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