La mort de Sardanapale d'Eugène Delacroix : analyse du tableau romantique et de l'Orient
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La mort de Sardanapale
Ce qui me permet d'affirmer qu'il s'agit d'un tableau romantique, c'est d'abord le choix du sujet : l'auteur est Eugène Delacroix, un peintre romantique qui s'intéresse aux voyages et à l'Orient en particulier, qu'il veut nous faire découvrir ou nous faire comprendre à travers son tableau.
Ensuite, c'est la composition du tableau : celui-ci est romantique, emporté par l'instinct, la subjectivité, ivre de couleur, fou de contrastes, prenant violemment parti contre le dessin. En effet, c'est une composition très chargée, avec de nombreux personnages et objets qui se mêlent dans un lieu non défini.
Le roi Sardanapale, calme et désespéré du haut de son lit aux têtes d'éléphants dorés, est le sommet d'un triangle de lumière théâtrale qui traverse le tableau en diagonale.
Description de la scène
Dans le tableau, aux pieds du roi, une femme, le dos nu, la tête et les bras renversés sur le lit ; en face d'elle, un garde s'apprête à tuer de son épée une esclave aux épaules dénudées. Un homme, la tête entre les mains, se soumet à la fatalité tandis qu'un autre, le bras tendu, supplie le roi. Dans la pénombre, en haut à droite, une femme s'est pendue. Plus bas, une femme se voile le visage devant un homme qui se plante un poignard dans la poitrine. À l'angle inférieur, les figures ne sont pas peintes avec précision : Delacroix préfère de larges touches de peinture qui donnent aux formes et au tableau dans son ensemble une énergie et un mouvement qui ne se perdent pas dans les détails. Bref, la couleur plutôt que le dessin.
Cette composition ajoute au dynamisme et à la tension de la scène, confusion dramatique qui s'oppose d'ailleurs à l'apparente sérénité de Sardanapale.
Le contraste de la lumière et de la couleur
Enfin, le thème de l'Orient, réel ou imaginaire, permet à Delacroix d'illuminer la scène de couleurs chaudes, dont le rouge, symbole de la violence et de la passion. Il y a un contraste de lumière et de couleur dans ce tableau : le fond est très sombre comparé au rouge vif du premier plan ainsi qu'aux personnages baignés de lumière. La lumière met en valeur les corps nus des personnages et donc leurs meurtres. On le voit avec la dominante de couleurs chaudes, mais surtout avec le décor et les vêtements des personnages.
La composition est vivante, en mouvement, ce qui lui donne un côté réaliste. On observe une grande diversité des expressions : même le cheval est expressif, il a le regard effrayé. On perçoit aussi la peur des esclaves, la passivité du roi, l'air paisible des morts et le froid des bourreaux. On est frappé par la virilité masculine.
Femmes d'Alger dans leur appartement
Ce qui me permet d'affirmer qu'il s'agit d'un tableau romantique, c'est d'abord le sujet : l'exotisme et l'Orient.
Ensuite, c'est la composition du tableau.
En effet, dans l'espace