Conditionnel présent et passé en français : formation, emplois et expression de l'hypothèse
Le conditionnel présent
Terminaisons : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient
- être → serais
- avoir → aurais
- aller → irais
- pouvoir → pourrais
- vouloir → voudrais
- faire → ferais
- venir → viendrais
- devoir → devrais
- envoyer → enverrais
- manger → mangerais
Le conditionnel passé
Formation : auxiliaire (être ou avoir) au conditionnel présent + participe passé du verbe conjugué.
Emplois
- Reproche : Tu n'aurais pas dû jeter ton mégot par la fenêtre.
- Regret : J'aurais aimé être pilote d'avion.
- Formuler des hypothèses : Si j'avais su, je ne serais pas venu.
- Présenter une information non vérifiée : La ministre aurait présenté sa démission.
L'expression de l'hypothèse
- Présent : si + imparfait + conditionnel présent
- Passé : si + plus-que-parfait + conditionnel passé / conditionnel présent (selon que la conséquence est présente ou passée)
Conjugaisons de référence
Avoir au conditionnel : aurais, aurais, aurait, aurions, auriez, auraient
Être au conditionnel : serais, serais, serait, serions, seriez, seraient
Plus-que-parfait : avais aimé, avais été, avais placé, avais acheté, étais venu, étais assis, étais allé
Passé composé : ai été, ai eu, ai aimé, ai mangé, suis levé, suis venu
Futur : serai, seras, sera, serons, serez, seront / aurai, auras, aura, aurons, aurez, auront
L'expression de la cause
- Parce que / car : Je prends le train parce que je pollue moins.
- Comme / étant donné que (en début de phrase) : Comme tu seras en retard, nous t'attendrons.
- Puisque : Puisque je pars du centre, je préfère le train.
- À cause de : Ce n'est pas seulement à cause de l'aspect économique.
Le style indirect
- Présent → imparfait
- Passé composé → plus-que-parfait
- Futur simple → conditionnel présent
aujourd'hui → ce jour-là ; hier → la veille ; demain → le lendemain ; la semaine prochaine → la semaine suivante ; l'année dernière → l'année précédente
Texte en espagnol
Cuando llegué a casa esa noche, mientras mi esposa me servía la cena, le tomé su mano y le dije: tengo algo que decirte... Ella se sentó y comió callada... La observé y vi el dolor en sus ojos... De pronto, no sabía cómo abrir mi boca, pero tenía que decirle lo que estaba pensando: «quiero el divorcio»... Ella no parecía estar disgustada por mis palabras y me preguntó suavemente: ¿por qué? Esa noche no hablamos, y ella lloraba... Yo sabía que ella quería saber qué estaba pasando con nuestro matrimonio, pero no pude contestarle... Sucedió que ella había perdido mi corazón a causa de otra mujer llamada Juana. Yo ya no amaba a mi esposa... ¡Solamente le tenía lástima!